Bonjour à tous

Publié le par Pap Gahyo

Comme la dernière fois, je me donne le temps de vous proposer mes réflexions sur un fait de société. L’actualité sociale du moment m’a irrémédiablement poussé à m’intéresser à ce qu’ils ont appellé la «crise des banlieues». Je laisserai quelqu’un d’autre s’exprimer contre l’odieux projet de loi sur l’emploi des jeunes.

Cette note part d’un constat, les émeutes n’arrivent jamais innocemment et bien souvent l’élément déclencheur est un maillon de l’état. Parfois les forces de l’ordre interprètent les sens de ce mot à un degré à la limite du fascisme. L’ordre se résume alors pour eux à maintenir un climat sécuritaire dans les périphéries des grandes villes.

Nous savons tous que les populations les plus démunies y sont parquées. Sans même parler des discriminations raciales (pas la peine d’insister sur les origines immigrées d’un certain nombre dans cette population). Je vois dans cela une forme de racisme des classes.

On pourrait entrevoir dans un raccourci non dénué de sens que le désordre règne chez les plus pauvres, il est donc nécessaire de le rétablir. On pourrait pousser la réflexion : s’il n’en existe pas, pourquoi ne pas en créer ?

N’est-ce pas là un raisonnement délinquant ?

C’est pourtant ce qu’il se passe à chaque fois que la police décide d’agir arbitrairement sur les populations qu’elle est censée protéger.

La police, donc l’Etat, serait-elle fasciste et délinquante ?

Si c’est le cas, à nous de leur faire savoir que nous ne nous soumettons pas à l’oppression, et cela peu importe le moyen.

Nous avons tout de même la liberté de pouvoir le faire. Pour certaines personnes, c’est le vote qui  permettra de valider cette insoumission, pour d’autres il s’agira de brûler... son quartier.

Pour ma part,  je ne peux donc pas blâmer  les jeunes émeutiers, ils ne sont pas les veritables responsables de leurs actes même si ils les ont perpétré. Cette responsabilité est bien celle de l’Etat. Le fait d’envisager d’énormes peines de réclusions pour ces jeunes, prouve bien qu’il n’est pas prêt d’assumer et qu’il glisse dangeureusement vers ses pires formes totalitaires.

 Afin d’éviter de revoir nos banlieues s’embraser de nouveau, il nous faut avoir une bonne analyse sur ces actes révolutionnaires.

Ce n’est qu’un réveil collectif qui  nous évitera de nouvelles effusions de violence... Il reste encore de l’espoir !!!

Papa gahyo

 

Publié dans Divers

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Miss-Cini 17/03/2006 02:28

Yep Jahknow, tout ce que tu dis n'est pas faux...... Mais je persiste à croire que ces vagues de violence ne résoudront rien. Elles contriburont, au contraire, à renforcer la mauvaise image de nos "banlieues" et des jeunes en général. Je trouve que les émeutes, aussi justifiées soient-elles, constituent quand même en un baton tendu pour se faire battre. C'est le serpent qui se mord la queue. D'ailleurs, beaucoup de gens n'en parlent même plus... C'est fou quand même!Je t'avouerais que je n'ai pas de solution. Et je ne suis pas la seule, je crois, à me trouver desoeuvrée devant telle situtation.Je suis vraiment persuadée que si nous ne nous unissons pas contre ce gouvernement (toutes communautées confondues, que l'on vienne de Paris, de banlieue ou de province) nous aurons le droit de fermer nos gueules devant les dictateurs. Fort heureusement, les gens et pas seulement les oppréssés directs, commencent à l'ouvrir.Même les media commencent à réaliser leur terrible erreur. En effet, aujourd'hui, ils critiquent ouvertement notre premier ministre. Et c'est tant mieux. Sarkozy est controversé dans de plus en plus de canards.... Ont ils peur de la grippe du poulet?Je m'inquiete tout de même que la vague anti de Villepin ne profite à cet enfoiré de srko, qui se tait pour l'instant, mais attend avec impatience que ça dégénère pour reparler de l'insécurité afin d'accueillir les voix des neuneus et des sympatisabnts nationalistes...Bon je stoppe ici, parceque ce que je commence à bouillir.Bon courage à tous mes concitoyens qui partagent avec moi mon désespoir et mon desaroit.Tchô.Céline